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Histoire du Wing Tsun
Le Wing Tsun des origines à Wing Tsun Martinique PDF Imprimer Envoyer

La légende

noneVers 1723 les guerriers Manchus envahirent la Chine et la gouvernèrent avec une poigne de fer. Les Manchus, bien conscients de l’habilité des moines Shaolin au combat et de leur propension à aider les populations opprimées, assiégèrent le monastère Shaolin de Siu Lam. Les cinq moines aînés de ce temple, Jee Shin, Bai Mei, Fong Sai Yuk, Miu Hin et la nonne Ng Mui (taoïstes et bouddhistes), survécurent et parvinrent à s’enfuir. Elle développa par la suite, en collaboration avec les autres moines, une technique de combat ne faisant appel à aucune force musculaire particulière contrairement à ses prédécesseurs.

ngMuiAlors qu’elle observait une grue attaquée par un renard, Ng Mui conçut les fondements de cette technique, inspirée par la façon dont la grue se défendait et contre-attaquait.

Ng Mui transmis son savoir à une autre femme, Yim Wing Tsun. A son tour, Yim Wing Tsun partagea son savoir avec un seul élève : son mari. A la mort de sa femme, Lung Bok-Chau honora sa mémoire en baptisant son art le Wing Tsun, système de combat légué de génération en génération depuis près de 350 ans.

ng_muiAu 19ème siècle, la technique fût enseignée à un trio de la troupe de " l’opéra de la Jonque Rouge ". Un des membres, Leung Yee Tai, passa le secret à son fils Leung Bik, qui, à son tour, transmis les aspects traditionnels du Wing Tsun au Grand-maître Yip Man.

Yip Man ouvrit pour la première fois les portes d’une école de Wing Tsun au public. Il compta parmi ses plus grands élèves son fils Yip Cheun, un dénommé Bruce Lee (qui exporta cet art aux Etats Unis) et un certain William Cheun (qui diffusa ce même système en Australie). Maître Leung Ting fut le dernier disciple du grand Maître Yip Man, alors à la retraite, profitant ainsi de la sagesse et de l’expérience acquise par Yip Man tout au long de sa vie.

Une des particularités de la méthode de Maître Yip Man était d’adapter son enseignement à l’attitude de ses élèves. Bruce Lee qui partit aux Etats Unis fût un maître incontestable des arts martiaux. Cependant, les Chinois n’admettaient pas qu’il divulgue un secret si précieusement gardé ; Yip Man refusa en conséquence de donner suite à sa formation. C’est ainsi que Bruce Lee créa le " Jet Kun Do " pour palier à ses lacunes en Wing Tsun…

yip_man_bruce_leeSans nul doute, l’histoire aurait pu être encore plus merveilleuse si Bruce Lee avait pu achever sa formation… Le Wing Tsun aurait été connu plus tôt et aurait eu un impact encore plus marqué sur les arts martiaux… Néanmoins, tout au long de sa carrière, le célèbre Bruce Lee appliqua la devise Wing Tsun : " fais ton chemin avec ce que tu sais " jusqu’à sa mort le 20 juillet 1973.

Le dernier disciple de yip_man_leung_ting, fit de nombreuses recherches sur les autres branches du Wing Tsun. Il enseigne toujours en Chine, en Europe et aux États Unis par l’intermédiaire de ses représentants. Yip Man mourut le 2 décembre 1972.

Le Wing Tsun fut lancé et suivi en Europe par Sifu Keith Kernpecht, également chargé du développement en Amérique. La plupart des maîtres du Wing Tsun ont suivi le fameux concept, tout comme Bruce Lee : " fais ton chemin avec ce que tu sais " : pour des raisons économiques ou politiques, ils se sont détachés du noyau central pour fonctionner en autonomie ou réunis au sein de petits groupes avec d’autres maîtres. Toutefois, chacun s’applique à respecter à la lettre l’enseignement et les valeurs du Wing Tsun tels que les concevaient le Grand Maître Leung Ting.

 

yip_man

 

Le Wing Tsun en France

En France le Wing Tsun ne fonctionne pas comme dans les autres pays du monde. Pays de loi et de procédures souvent trop longues, les embûches sont parfois décourageantes. Il faut monter une association, régie de type "loi 1901", et le moniteur doit posséder le brevet d’état car le Wing Tsun n’est pas un art martial mais un système de combat. Sinon, le sport et l’instruction ne sont pas reconnus. Une avancée notable a malgré tout été effectuée : à partir de la rentrée 2009, il est possible de passer un diplôme d’état pour le Wing Tsun.

Les écoles se sont séparées en trois branches en France : celle de Sifu Serge Parisi à laquelle Wing Tsun Martinique est rattachée, celle de Sifu Olbers et enfin celle de Sifu Flikinger. En Martinique, l’impact mondial du Wing Tsun est encore timide car trop peu connu. Pourtant, il faut savoir que le Wing Tsun est l’école de Kung Fu la plus répandue dans le monde; ses pratiquants n’ont pas choisi la voie d’un développement de type "commercial", préférant la transmission traditionnelle d’un système aux preuves déjà ancestrales.

Notre méthode s’applique aux autres arts martiaux et c’est notre valeur ajoutée incontestable.